Le fin de la viralité automatisée ?

Le mois dernier, Twitter avait annoncé diverses nouvelles règles au sujet de l’automatisation et de l’usage des apps qui “facilitent” ces pratiques. Le but, lutter contre les spams et les bots qui aident à distribuer de la propagande pas toujours du meilleur goût. Une pratique relativement courante consiste, pour un utilisateur disposant de plusieurs comptes, à amplifier ses propres contenus par des partages pré-définis. Et la société à l’oiseau bleu s’est lancée dans une opération comptes propres en censurant divers comptes connus pour des retweets en masse et de la copie de tweets d’autres utilisateurs (plagiat en quelques sorte).

Pour les utilisateurs de Tweetdeck, vous aurez remarqué quelques changements en février. En particulier le fait de ne plus pouvoir envoyer un tweet via plusieurs comptes au même moment. Le but est d’empècher des utilisateurs de “liker”, “retweeter” ou envoyer des tweets identiques via plusieurs comptes différents. Afin de lutter contre une pratique connue sous le nom de “Tweetdecking”. Après les révélations sur la Russie et ses interférences dans les élections américaines, les procès en cours contre les vendeurs de faux followers et la tendance à la propagation de faux contenus (qui sont partagés en plus grand nombre que les vraies informations), Twitter s’est attachée à empècher des individus de publier des contenus similaires depuis différents comptes. Réduisant ainsi la viralité (et influence) très artificielle de certains comptes et contenus.

Comment obtenir un compte Twitter vérifié ?

Jusqu’alors, obtenir la marque bleue s’avérait impossible (ou presque) pour le commun des mortels. A l’origine, pour les “non-stars”, la seule chance résidait dans le fait d’obtenir un job ou une pige chez l’un des multiple journaux ou sites d’information, gadgets, tech, etc … . Une pige chez Techcrunch et vous voilà rockstar.
Ensuite vint le formulaire. Le début de la fin et les questions existentielles chez Twitter.
D’une part, tout le monde pouvait désormais réclamer son badge (mérité, bien sûr) et l’on a pu voir croître, non seulement les comptes vérifiés mais également la preuve que le système ne fonctionnait pas en regardant simplement quels comptes se retrouvaient, tout à coup, vérifiés. Par ailleurs, ce symbole de statut commençant à être considéré comme un adoubement de la marque (avec toute la dimension légale que cela implique) devenait, tout à coup, un problème un tantinet plus important chez Twitter.
Au final, l’an dernier, Twitter a bloqué les vérifications. Le temps d’un audit. De dégradations. Et de mettre en place un nouveau modèle. Qui tombe, peut-être à pic à l’heure des “fake news”, du trolling et de la haine en ligne. Les vérifications ont depuis repris mais restent, pour le moment, limitées aux personnalités ayant un réel impact médiatique.
L’étape suivante, si l’on en croit les dernières nouvelles, une volonté d’ouvrir la vérification et le badge à tout le monde. Non pas comme un symbole de statut. Simplement comme garantie de l’identité du compte.
En conclusion, ces évolutions s’avèrent positives pour une grande majorité de la population. Elles visent à réduire les contenus sans valeur et les fausses viralités ce qui implique plus de place pour les contenus de qualité. Encore une fois, les individus et entreprises se focalisant sur leur audience et leurs contenus sont amenés à tirer bénéfice de ces nouvelles direction.
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