Quels sont les fondamentaux de l’entrepreneuriat et de son développement dans une société donnée, dans une région, un pays ?

  • Un bon esprit, une « éthique »professionnelle
  • Une volonté forte d’entreprendre
  • Un environnement innovant et motivant
  • Des certitudes et une vraie capacité à douter et se remettre en question.

Tous ces éléments pouvant être améliorés, perfectionnés, par du mentorat professionnel mais à la seule condition d’être à même d’écouter, comprendre, intégrer et agir selon les recommandations reçues. Dans tous les cas, il est toujours plus simple de construire sur un terrain vierge que sur une jungle urbaine existante.

C’est l’occasion de faire une comparaison, entrepreneuriale, entre la Lituanie et la France d’aujourd’hui.

Pourquoi la Lithuanie ? En jetant un oeil à l’Est, hors de France, une ville attire aujourd’hui les forces vives de l’écosystème startup : Berlin. Une ville moderne, agréable à vivre, disposant d’une offre culturelle conséquente, un coût de la vie très acceptable, une position centrale en Europe, n’en jetons plus.

Allons, toutefois, plus loin, vers l’Est toujours et apparaît Vilnius, Lituanie. Pas encore Berlin mais une ville et un pays qui apparaissent dorénavant sur la carte non seulement européenne mais aussi mondiale de la communauté startups.

Alors, pourquoi parler Lituanie et pourquoi la comparaison avec la France ?

Un argument simple, les deux pays ont de caractéristiques communes et, surtout, ont développé un profil fort sur la scène entrepreneuriale mondiale. Au-delà de leur réussite avec les startups, ils s’appuient également sur des valeurs communes et applicables à toute entreprise ayant une volonté de grandir.

Ces deux pays peuvent, tout d’abord, s’appuyer sur une base technologique solide. En effet, la Lituanie, tout comme la France dispose de très bonnes universités technologiques et forme des étudiants brillants.

En avançant dans l’étude, un autre point commun apparaît, toujours dans l’optique startup, le peu de tolérance envers l’échec.

La France actuelle, tout comme une Lituanie plus jeune, se construit et ont développé un écosystème entrepreneurial similaire avec l’appui du gouvernement et une volonté d’exister sur la scène internationale.

Reprenons la simple dimension étudiante pour laquelle, au-delà du talent et des connaissances, la notion de multi-linguisme apporte un avantage non négligeable. Au-delà de la simple capacité d’échange, l’ouverture vers le monde dans son ensemble. Avantage Lituanie en ce qui concerne la maîtrise de l’Anglais mais, language de qualité ou Franglais, les deux pays ont grandi, par ambition et nécessité, à l’international.

Startups = internet. Pour la grande majorité, ne serait-ce que comme outil de fonctionnement. A une infrastructure très correcte et se modernisant en France, la Lituanie oppose l’un des meilleurs réseaux d’Europe. Une course aux armes on ne peut plus favorable aux entreprises technologiques.

La Lituanie offre également une illustration de ce que partir de zéro, ou presque, implique. Sans réel écosystème ni histoire en termes de startups, elle a pu, pour construire son écosystème entrepreneurial, s’inspirer des bons et mauvais exemples. Et quel meilleur exemple que des « serial entrepreneurs » vivant la Silicon Valley au quotidien ?

C’est l’une des clés, initiales, de la réussite de ce pays que de s’être tourné vers des entrepreneurs porteurs d’une mentalité non restrictive, d’idées, d’ouverture, de volonté d’entreprendre. Des entrepreneurs chevronnés invités à porter la bonne parole lors d’un événement inaugural, en 2012, « Silicon Valley comes to the Baltics » !

Un pitch simple consistant à amener la « vallée » à la jeunesse lituanienne et lui insuffler l’esprit d’entreprendre. La « vallée » ne possède certes pas toutes les réponses (et encore moins de nos jours), pas les clés de la réussite à tous les coups mais l’état d’esprit développé est résolument tourné vers le dynamisme, la volonté d’aller de l’avant et vers la réussite.

A résumer par « Fail, fail, fail and fail again until you succeed ».

C’est cet état d’esprit que les organisations derrière « Silicon Valley comes to the Baltics » ainsi que le gouvernement lituanien ont insufflé à leur pays.

Faire son introspection, définir ses points faibles et/ou axes de développement et faire la démarche d’avancer dans ce sens, quitte à tomber et se relever … c’est à mon sens le chemin à suivre vers la réussite.

Apprendre des autres, être ouvert aux idées et, surtout, mettre en oeuvre ses propres idées, c’est la base du succès. C’est ce que France et Lituanie se sont attachées à faire pour devenir, aujourd’hui, deux puissances remarquables dans le monde des startups.

Et pour toute entreprise, ces principes restent les mêmes pour construire les fondations du succès.

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