Vous êtes amateurs de vins californiens ? Vous pourriez être amenés à parler chimie, Glyphosate voire autisme plutôt que bouquet, palais ou robe.

Le géant des produits chimiques, l’entreprise Monsanto s’est retrouvée, à nouveau, sous le feu des projecteurs après l’annonce par l’Organisation Mondiale de la Santé que le glyphosate (contenu dans les produits de la société) est potentiellement cancérigène pour les humains.

Il faut également noter que la Californie a récemment reconnu le produit Roundup de Monsanto comme cause de cancer. Nombre d’études en laboratoires ont démontré les effets tragiques du Roundup sur la santé. Un sujet d’inquiétude majeur à l’heure où d’importantes quantités sont trouvées dans des produits de consommation courante.

Aux Etats-Unis ce sont 2,6 milliards de livres (environ 2,6 millions de tonnes …) de ce cancérigène notoire qui ont été déversées sur les deux dernières décennies. Au point que le ministère de la santé a ordonné des tests sur divers produits de consommation afin de définir leur contamination.

A la lumière de ces éléments, d’autres pays ont commencé à procéder à des tests. Après des tests, positifs, effectués sur des bières allemandes à Munich, un laboratoire de Saint Louis (Etats-Unis) s’est attaché à lancer une étude similaire, mais sur les vins.

Une étude aux résultats désastreux ! 100% des vins testés (10 cuvées) ayant montré des traces de glyphosates – même les vins dits “bio” (et venant de vignes n’ayant, apparemment, pas été traitées). 

Les produits n’étant pas pulvérisés directement sur les vignes, ces résultats peuvent sembler surprenants. Comment les vins peuvent-ils être contaminés ?

La pulvérisation a lieu pour tuer les mauvaises herbes et est donc dirigée vers le sol. Cependant, qui dit pulvérisation dit volatilité. Les bourgeons peuvent donc être touchés. Par ailleurs, les racines peuvent également absorber les produits chimiques et les transmettre aux feuilles et fruits.

En ce qui concerne les vins bio, la présence de glyphosates, certes surprenantes, peut aisément s’expliquer. Même si l’usage de pesticides est interdit pour ces vins, les vignobles sont exposés aux particules volatiles des propriétés voisines.

Un autre “problème” se pose pour les propriétés devenues bio mais basées sur des vignobles traités aux produits chimiques par le passé dès lors que, selon diverses études scientifiques, le glyphosate (ou Roundup) peut rester actif dans les sols pendant environ 20 ans.

Au final, il faut garder à l’esprit que cette étude ne détecte que les niveaux de glyphosate dans les vins. On ne peut en tirer directement de conclusions sur les effets sur la santé.

Cependant, la simple présence d’une toxine dangereuse reste matière à inquiétude et plus encore pour les vins supposés bio.

De la même manière que les OGM contaminant les champs bio, il semble que le Roundup et ses glyphosates soit également un envahisseur chimique des propriétés supposées “propres”.

Un sujet brûlant qui touche les grands noms du vin californien; Napa Valley, SoNoMa, Mendocino, autant de pôles d’attraction touristiques et grands exportateurs parmi la dizaine de vins testés.

Le sujet des pesticides reste mondial mais les vins californiens font face à une crise sérieuse de leur qualité et, surtout, pourraient finalement prouver être sérieusement nuisibles pour la santé.

Pour en savoir plus, l’étude, en anglais: http://goo.gl/8gWLMh

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