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Des camps de vacances pour devenir YouTubeur ?

[Mis à jour le 20 octobre 2016]

Avant quand vous demandiez à un enfant « quel métier veux-tu faire plus tard » il répondait par exemple astronaute, maitresse ou pompier … de nos jours, il risque de vous répondre « YouTubeur(euse) » !

Cela nous montre à quel point Youtube a pris de l’importance dans les consciences et ça dès le plus jeune âge.

Ils s’appellent Norman, Cyprien ou encore enjoyphoenix (pour les Français) ou PiewDiePie (pour les Anglophones avec 44 millions d’abonnés).

Ils sont spécialisés dans le gaming, l’humour ou la beauté et sont devenus en quelques années des personnalités incontournables du web.

Loin de leurs débuts dans leurs chambres d’ado, les youtubeurs d’aujourd’hui sont de vrais faiseurs de tendances.

En 2016, être YouTuber, c’est un vrai métier. Le plus gros revenu de YouTuber Français reviendrait à Squeezie à près de 50.000€ par mois. Et ce n’est rien comparé à PiewDiePie qui aurait aujourd’hui perçu plus de 10.000.0000$.

Du coup, beaucoup se lancent dans l’aventure,  mais comment peut-on devenir aussi influant que les plus grands sans savoir comment ?

La réponse : Les camps de vacances pour devenir YouYubeurs.  L’engouement pour ce phénomène est tel deux agences américaines ont réalisé un partenariat et ont créé 3  camps de vacances dirigés par 4  Youtubeurs célèbres.

– Pour 4 jours à 1100$, les jeunes filles pourront réaliser leur rêve au « Camp Ain » avec Meghan Rienks, voggleuse lifestyle américaine.

– Envie de créer sa propre marque ? Connor Franta (américain) apprendra aux enfants à réaliser des vidéos pour présenter vos produits.

– #Bestcampever avec Bethany Mota et Tyler Oakley (également américains) apprendront toutes les clés essentielles pour être Youtubeur ou Youtubeuse dans sa globalité aux élèves.

Uniquement réalisables aux États-Unis (pour le moment), les inscriptions sont néanmoins déjà ouvertes pour les jeunes entre 10 et 18 ans !

Jeunes Européens, ne désespérez pas ! Le 2bcamp de Madrid propose un cursus pour apprendre à nos futures stars 2.0 à être au point sur Youtube.

Alors si vous disposez d’un budget entre 600€ et 2000€ et désirez devenir Youtubeurs, préparez-vous à pouvoir réaliser vos rêves…

La vraie question serait plutôt pour les parents, seriez-vous prêts à  faire de vos enfants de futures stars Youtube en les inscrivant dans un camp d’apprentissage ?

[Mise à jour du 20 octobre 2016] Les camps YouTube débarquent en France !
Futures stars de YouTube, blogueurs et blogleuses en devenir, réjouissez-vous, unissez-vous et rejoignez Nadame Camp. Cette association, fondée par Nada Khettab, veut proposer des camps de vacances, de 4 à 6 jours, pour apprendre aux starlettes en herbe, les rudiments du « blogging » et du « YouTubing ».

En bonus, des « vraies » stars, Youtubeurs et blogueurs, seront de la partie ainsi que des experts des réseaux sociaux. Entre formations, conseils et astuces, vous devriez retrouver une petite pépite « sociale » à la fin du séjour. Car, oui, ô drame, ô désespoir, ces camps ne sont destinés qu’aux jeunes … . Collégiens, lycéens voire étudiants sont les bienvenus pour la modique somme, minimum, de 690 Euros (les prix diffèrent ensuite selon les thème et durée des camps). « No vieux allowed » … ce pourrait finalement être le prochain sujet de ma vidéo Youtube, non ?

Quoiqu’il en soit, pour participer voire, simplement, donner un coup de pouce à cette association – qui se lance – le premier rendez-vous c’est sur Ulule pour contribuer à leur crowdfunding. Nadame Camp cherche à recueillir 5000 Euros pour finaliser le projet et le lancer.

A vos clics !

La fin d’HADOPI enfin programmée… Mais c’est pas pour demain.

L’Hadopi euthanasiée après une vie de souffrances.  

L’Hadopi, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet. Un acronyme branlant pour un département qui l’aura été tout autant. La police de l’internet n’aura jamais suscité le respect, loin de là. Les pirates s’en seront moqué, le Français moyen ne l’aura jamais respectée et même les maisons de production, pourtant premières victimes du téléchargement illégal, ne lui auront jamais accordé de crédibilité. 

Logo Hadopi sur article "RIP Hadopi" par Webulle.com

Après des années de souffrance, l’Hadopi semble enfin voir le bout du tunnel via le vote d’une poignée de députés (quatre voix contre trois) qui, en pleine nuit, ont décidé de lui accorder un droit à la fin de vie. En 2022 (…) il en sera fini d’Hadopi, mais ce n’est pas encore demain. 

Maintenant que la mort de la bête est actée, une question est maintenant sur toutes les lèvres : « Et après ?”

Pour l’instant, il semble que rien ne soit prévu pour remplacer l’Hadopi. Isabelle Attard, la députée porteuse du projet, souhaite réfléchir à la suite pendant les six années qui viennent. Quant au gouvernement, il ne sait pas, pour le moment, quelle direction choisir. Ajoutons à cela les élections présidentielles qui arrivent et l’on peut considérer le sujet comme clos pour les mois qui viennent. 

Qui avait peur du grand méchant Hadopi ? C’est pas nous. 

Une police sans pouvoirs ! Dès la naissance de l’idée, l’Hadopi s’était heurtée à la CNIL et aux craintes d’espionnage et de non-respect de la vie privée. 

Traquer les pirates impliquait d’entrer dans leur vie et leurs données personnelles. C’était bien là tout le problème. Entre respect de la vie privée et respect du droit d’auteur, la balance penchait pour la première. 

 Et finalement, qui a vraiment craint l’Hadopi ? Combien ont reçu une lettre recommandée ? Qui, mis à part quelques cas ridicules de grands-parents ou d’exemples ont vu leurs téléchargements portés devant le procureur de la République ? Le bilan de l’Hadopi et de la lutte contre le piratage et les téléchargements illégaux, ce sont 32 dossiers passés en jugement (à fin 2015) et un budget total de … 60 millions d’Euros !  

Pour une poignée de dollars - affiche du film. Article Webulle.com

Retour vers le futur ? 

Retour en arrière, futur totalitaire ou avenir libéral ? 

L’instauration d’une « Net Police », armée (de dispositifs législatifs) et dangereuse, serait une option pour lutter contre les téléchargements illégaux dorénavant entrés totalement dans les mœurs. Cependant, les contraintes légales relatives à la protection de la vie privée et l’opposition constatée à la naissance d’Hadopi resteraient un obstacle. 

D’un autres côté, légaliser le téléchargement illégal sonne comme un air de déjà-vu du côté de chez Marie-Jeanne. Difficile à imaginer. 

Il existe une troisième voie, basée sur les réflexions d’un homme de Canal + (l’autre mourant du moment), Pierre Lescure, auteur en 2013 d’un rapport sur les « politiques culturelles à l’ère du numérique ». Cette option vise à structurer et améliorer l’offre légale. Améliorer les catalogues, réduire les délais de sorties (entre les pays), etc. 

Ce rapport prévoyait également de pénaliser les plateformes favorisant les téléchargements illégaux plutôt que les “pirates”  (comme pour MegaUpload ou PopCornTime en 2015). Ces missions seraient confiées au CSA (le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).

Pour conclure la fin de l’Hadopi, en France, c’est enfin l’occasion de réfléchir à l’entrée de l’offre culturelle et artistique dans le XXIe siècle des Netflix, Spotify et autres plateformes légales et payantes. 

Une solution de facto à l’heure où le site Pirate Bay est désormais bloqué sur Chrome, FireFox et Internet Explorer et où le FBI requiert des mandats à l’encontre des utilisateurs de navigateurs “anonymes” comme Tor.

Logo Pirate Bay pour article Hadopi sur Webulle.com

Faut-il taxer les utilisateurs de LeBonCoin ou AirBnB ?

 

Ce vendredi, Le Sénat vient d’ajouter un nouvel article au projet de loi numérique qui dit que toutes les plateformes où il est possible d’effectuer des ventes en ligne entre particuliers telles que LeBonCoin ou Airbnb devront faire un rapport à l’administration fiscale des revenus perçus par les utilisateurs (texte qui doit tout de même être confirmé en commission pour être validé).

De nombreux sites de news se sont rué vers cette nouvelle pour écrire un article à ce sujet comme numérama avec ce titre « Vous revendez votre poussette ? Le Sénat oblige Le Bon Coin à le déclarer au fisc »… Pauvres mamans qui vendent des poussettes.

Avant de crier au loup, prenons le temps de réfléchir et nous poser quelques questions.

François WEBULLE

Qu’essaie de faire le Sénat avec cette loi ? Non, il n’essaie pas de taxer une maman qui vend sa poussette. Il n’essaie pas non plus de taxer tous les particuliers qui se servent des sites tels que LeBonCoin ou AirBnB.

Il essaie en revanche de taxer les personne qui auraient monté un réseau de vente sans le déclarer (comme un trafic de vente de poussettes par exemple !).

Ce qu’on a le droit de faire et qui ne change pas.

La loi actuelle de vente entre particuliers prévoit qu’au-dessus de 3000€ de bénéfices annuels, un particulier doit se munir d’un numéro SIRET et devenir ainsi professionnel pour continuer à vendre (et donc payer des taxes). Elle dit aussi que jusqu’à ce montant, un particulier n’a pas à déclarer ses ventes au FISC.

Qui va bénéficier de cet article, et qui va en pâtir ?

Prenons le cas de AirBnB (d’ailleurs aujourd’hui interdit en Allemagne), qui a eu un réel impact sur les professionnels de l’hôtellerie (lorsque l’on peut louer un appartement entier pour moins cher qu’une chambre bas de gamme, le choix est vite fait).

Aucun souci, nous aurons toujours le droit de louer un appartement entier pour moins cher qu’un hôtel. En revanche, la personne qui loue devra maintenant rendre des comptes. Vous êtes locataire ? Vous n’avez tout simplement pas le droit de louer à moins que votre contrat de location le permette. Vous êtes propriétaire ? Vous avez le droit de louer, jusqu’à hauteur de 3000€ par an ou devez le déclarer.

Qu’en est-il de LeBonCoin ?

Vous aviez l’habitude de vendre vos affaires sur LeBonCoin ? Aucun souci, vous avez toujours le droit de le faire. Mais si vous aviez l’habitude de revendre un grand nombre de chiots de race sans les déclarer, votre business risque effectivement  de prendre un coup dans l’aile.

Un contresens légal ?

Le problème, c’est que la loi dit aussi qu’un particulier n’a pas à déclarer une vente tant que celle-ci ne dépasse pas les 3000€. Du coup le fait de faire un rapport automatique donne un contresens à cette loi comme l’a pointé du doigt Axelle Lemaire à l’assemblée. Ce qu’elle a oublié, c’est que c’est un problème facilement contournable en modifiant les conditions d’utilisation d’un site web.

En gros ?

En gros, si vous avez l’habitude d’arrondir vos fins de mois en louant votre appartement par ci par là ou vendre parfois des objets sur LeBonCoin comme la plus part des gens le font, cela ne changera absolument rien pour vous.

Si vous avez en revanche monté un réseau qui vous rapportait des revenus sans les déclarer via  ces plateformes, alors il va effectivement falloir trouver un autre moyen de gagner votre vie.

 

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