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La demande de stage réussie au père noël de Lola

Il y a quelques jours nous avons reçu une demande de stage un peu particulière de la part de Lola, étudiante en première année d’un DUT publicité.

Son courrier était adressé au père noël qui serait bien avisé de lui proposer un stage plutôt que des cadeaux ou un rouge à lèvres.

Ce qui est important dans cet article, c’est de comprendre pourquoi nous avons recontacté Lola alors que des dizaines de CV passent à la trappe tous les mois.

C’est à la fois une bonne façon de comprendre la vision d’une entreprise par rapport aux demandes de stages, mais aussi un conseil à tous les étudiants qui en recherchent un.

Bonne lecture.

François PINTURAULT

Fondateur, WEBULLE

1 – Comment les demandes de stage sont perçues par les entreprises ?

Si vous êtes étudiant et recherchez un stage, vous avez déjà dû envoyer de nombreux e-mails aux entreprises que vous désirez intégrer. Certains d’entre vous ont téléphoné, et rares sont ceux qui ont pris le temps d’écrire un courrier.

Du coup, vous avez dû rencontrer l’une de ces situations :

  • Aucune réponse, l’entreprise ne prend pas le temps de vous répondre
  • Une réponse négative standard
  • Une réponse négative et encourageante dans le meilleur des cas

Je n’ai pas de point de comparaison à vous fournir, je vais donc vous donner quel est mon ressenti par rapport aux demandes de stages que nous recevons chez WeBULLE.

Pour info, WeBULLE a été créée début 2015 et c’est aujourd’hui une entreprise florissante.

Naturellement, plus une entreprise évolue, plus elle a un budget en communication important, et plus elle touche de personnes, et évidemment, plus elle touche d’étudiants en recherche de stage.

Au tout début, je (car j’étais encore seul à constituer mon équipe) recevais quelques e-mails de demande de stage. Je m’étais dit « je vais être différent des autres entreprises, et encourager ces personnes même si je ne peux pas leur fournir le stage qu’ils désirent ».

Maintenant que nous en recevons plusieurs dizaines tous les mois, je vous avoue ne plus répondre à toutes.

Si vous cherchez un stage donc, comprenez que les entreprises que vous ciblez en reçoivent déjà des dizaines et n’ont vraiment pas attendu après vous. A vrai dire, une entreprise qui cherche un stagiaire va activement le rechercher et non attendre qu’il arrive de nulle part.

C’est généralement une vision assez juste de la perception d’une entreprise face à une demande de stage.

2 – Comment réussir une demande de stage ?

Comme je l’ai écrit plus haut, nous recevons des dizaines d’e-mails par semaine.

Et comme je l’ai écrit plus haut, si on cherche un stagiaire généralement on n’attend pas qu’il tombe du ciel.

Alors pour intéresser une entreprise dans un secteur concurrentiel, il faut savoir faire la différence.

Mon premier conseil sera donc de vous dire de ne plus envoyer d’e-mails. Tout le monde envoie des e-mails, c’est la première étape pour se démarquer.

Comment alors ?

Par courrier. Depuis la création de WeBULLE, j’ai reçu une centaine de demandes de stage.

Presque toutes par e-mail, quelques-unes au téléphone, et enfin deux par courrier.

L’une était celle d’un jeune homme en classe de troisième, mais hélas nous n’avions pas de temps à lui accorder alors que nous étions en pleine phase de développement de l’entreprise…

… l’autre reçue il y a quelques jours de la part de Lola une étudiante en DUT publicité sur Bordeaux.

3 – La demande de stage au père noël de Lola

Il y a quelques jours je reçois un courrier adressé à WeBULLE muni d’un timbre avec une petite chinoise qui tient un cadeau dans ses mains.

C’est déjà une étape, au milieu des courriers bancaires et autres organismes on se demande bien ce que c’est que ce courrier.

Lorsque j’ai ouvert le courrier devant mon équipe, je leur fais immédiatement part de celui-ci (j’ai dû dire quelque chose comme « lol c’est une demande de stage » suivi d’un « mouarf c’est excellent »).

J’ouvre la lettre qui ressemble à une lettre de Noël où Lola nous a écrit sa demande de stage que je vous laisse apprécier :

Ouvrons une petite parenthèse pour répondre à une question qu’on se pose souvent quand on recherche un stage ou même un emploi quel qu’il soit :

« Est-ce important de rédiger un courrier à la main ? »

Je pense que oui, ou tout du moins dans la communication (même si ce n’est pas votre branche).

Vous êtes développeur web (par exemple), vous écrivez à une agence de communication par e-mail, votre e-mail se retrouve aussi dans les dizaines comprenant les développeurs web, les designers, les communicants…

Encore une fois il est important de faire la différence. Si une entreprise reçoit des tas de courriers et que seuls quelques-uns sont manuscrits, vous allez marquer des points.

Joint à cette carte il y a son CV qui lui aussi finalement n’est pas disposé dans un format habituel, encore une différence.

A l’arrivée, en plusieurs mois Lola est la seule à avoir décidé de nous écrire un courrier original, en prenant le temps de l’écrire à la main, et en faisant la différence de très loin par rapport à toutes les autres demandes de stage.

Et à l’arrivée, Lola est la seule personne que nous ayons recontactée depuis plusieurs mois pour lui proposer un rendez-vous et voir ensemble si nous pourrons lui offrir le stage qu’elle recherche.

… et joyeux Noël ! 😉

La publicité sur les réseaux sociaux a encore un long chemin à parcourir

Après s’être lamentés à propos de la mort de la croissance organique sur Facebook, de nombreux professionnels du marketing ont désormais décidé d’acheter des pubs à travers les réseaux sociaux pour appuyer leurs efforts marketing. A en croire un récent rapport eMarketer qui demandait aux exécutifs de noter les plateformes des réseaux sociaux sur un certain nombre de caractéristiques, incluant le Retour sur Investissement (ROI), le ciblage, les outils analytiques, et les possibilités de création, la publicité chez ces derniers a reçu une note globale de B.

Sur l’ensemble des réseaux sociaux notés, Facebook a obtenu la plus haute note pour sa conduite de ROI avec un B+. Pour ce qui est du réseau social ayant donné le plus de maux de tête lors des dernières années, il semble que Facebook soit également en haut du panier en fournissant aux publicitaires ce que le principal analyste de eMarketer, Debra Aho Williamson, a qualifié de « plateforme de ciblage publicitaire extrêmement sophistiquée ».

Parmi ceux qu’eMarketer a classé comme faisant partie des « Trois Emergents », incluant Pinterest, Instagram, et Snapachat, Pinterest se distinguait comme net gagnant pour sa conduite de ROI, avec la note de B. Cela peut être largement attribué au fait que le business model de Pinterest marche exceptionnellement bien pour les activités de e-commerce au regard de leur promotion des produits dans une dimension visuelle et en faisant ressortir les intentions d’achat de ses utilisateurs.

D’autres pépites intéressantes de l’étude montrent que Facebook et Youtube ont reçu la note de B+ sur la notation concernant l’efficacité de leurs vidéos publicitaires. Comme les vidéos Facebook restent courtes et mignonnes alors que les vidéos YouTube bénéficient d’un peu plus de détails et sont légèrement plus longues, chaque réseau  social prospère en fonction des différents besoins vidéo des marketeurs. Twitter, d’autre part, obtient un score plus bas avec ses vidéos publicitaires, qui semblent s’aligner sur ce que les utilisateurs veulent voir ou non sur leur fil d’actualités Twitter.

Une plateforme a un haut engagement mais un ROI bas. Hum ?

Cela ne choquerait personne qu’ Instagram atteigne le plus haut score pour sa créativité, sa notoriété de marque et son engagement. Ce qui est intéressant, cependant, c’est que sa plateforme publicitaire a obtenu un score assez bas pour des aspects tels que sa conduite de ROI et ses outils de mesure. Ayant pour entreprise parente le géant Facebook, il est surprenant que la plateforme publicitaire d’Instagram n’ait pas été capable de se hisser au niveau des autres sur ces points.

Alors que la publicité sur les réseaux sociaux a reçu une bonne note globale, il y a clairement des zones délaissées qui pourraient bénéficier d’améliorations.

Le principal aspect que les dirigeants souhaitent voir s’améliorer concerne une amélioration des outils de mesure, avec Pinterest, LinkeIn, et Snapchat qui rejoignent Instagram au rang des mauvaises notes sur ces aspects.

Alors que les marketeurs se souviendront toujours de la croissance organique comme l’heure de gloire du marketing social media à leurs vieux jours, les nouvelles possibilités offertes par les publicités des réseaux sociaux sont à mille lieues d’inspirer ce sentiment de nostalgie.

Google dans de beaux draps pour avoir peut-être espionné des enfants

Une plainte déposée pour compilation illégale de données

Google est accusé d’avoir collecté les données personnelles de milliers d’écoliers, ce qui pourrait être un désastre pour la réputation de la compagnie. L’Electronic Frontier Foundation (EFF), a déposé une plainte auprès de la Federal Trade Commission (FTC, Commission du commerce fédérale) affirmant que Google collecte illégalement des données issues des Chromebooks et produits Google Apps for Education (GAGE) que Google fournit aux écoles.

Les Chromebooks et les produits GAFE que Google envoie aux écoles font partie d’outils basés sur le cloud conçus pour ne pas proposer de publicité et pour être un moyen sûr pour les étudiants d’apprendre en explorant internet. EFF affirme que les Chromebooks ont un réglage par défaut qui synchronise tous les navigateurs Chrome préinstallés et permet à Google d’espionner ce que font les enfants.

“Cela permet à Google de récupérer, stocker sur ses serveurs, et miner les données à vues non publicitaires de chaque site internet que les étudiants visitent, chaque terme qu’ils utilisent, les résultats sur lesquels ils cliquent, les vidéos qu’ils recherchent et visionnent sur YouTube ainsi que leurs mots de passe sauvegardés” a affirmé l’EFF.

Google affirme que les informations des étudiants sont sécurisées

Pour répondre aux accusations de l’EFF, un porte-parole de Google a affirmé, “nos services permettent aux étudiants partout dans le monde d’apprendre tout en garantissant le caractère privé et sécurisé de leurs données. Nous sommes bien sûr sensibles à l’intérêt que porte l’EFF à la vie privée des étudiants mais nous affirmons que ces outils sont en accord avec la loi et les promesses que nous avons faites, notamment la charte sur la vie privée des étudiants.”

Selon Nate Cardozo, un avocat de l’EFF, “les mineurs ne devraient pas être placés sous surveillance ou utilisés comme cobayes et ne devraient pas voir leurs données traitées comme des centres de profit. Si Google veut utiliser les données des étudiants pour améliorer les produits Google, alors ils doivent obtenir l’accord des parents.”

Hélas, Google n’a pas cherché à obtenir un accord parental avant de récupérer les données des étudiants.

Google va désactiver la synchronisation des données

Là où le bât blesse, c’est que la compagnie envisageait de tirer profit des informations récoltées auprès des écoliers. Selon la plainte déposée par EFF auprès de la FTC, Google a utilisé les données pour mieux cibler ses publicités sur des ordinateurs non concernés par leurs programmes scolaires.

Le 2 décembre, Google a affirmé qu’ils “allaient désactiver un réglage sur les Chromebooks des écoles qui permettait la synchronisation des données de Chrome, comme l’historique de navigation, et donc le partage de ces données avec d’autres services Google,” ce qui constitue un pas dans la bonne direction. Cependant, cela n’explique pas le raisonnement du management de Google lors de la mise en place de cette synchronisation.

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